Georges fit tout d'abord des études au Lycée Impérial de Vanves, et alla ensuite au Lycé Louis-le-Grand où il se trouve un talent prodige pour le dessin, en faisant des caricatures de ses professeurs. En 1880 Georges recoit son baccalauréat et part l'anne suivante à Blois faire son service militaire.
En 1884, son père l'envoit à Londres chez un ami propriétaire d'un magasin de confection, pour qu'il améliore son anglais.
Durant son séjour à Londres il fréquente la salle de 1' Egyptian Hall dirigée par Maskeline, célèbre illusionniste, et il y étudie la prestigiditation. Il revint à Paris avec l'intention d'entrer aux Beaux-Arts et de devenir peintre. Son père s'y opposa formellement et il dut entrer dans la maison de chaussures paternelle. . Il refusa cependant de s'associer à ses deux frères lorsque son père se retira des affaires. Consacrant la part qui lui revenait à l'achat du théâtre Robert Houdin.
En 1885, il épousa une jeune fille d'origine hollandaise. amie de la famille de sa mère qui lui apporta une fort belle dot.
En 1888 il était directeur du théatre Robert-Houdin et en même temps dessinateur attitré d'un journal satirique ; La Griffe, il y dessinne, sous le pseudonyme de Géo Smile, de nombreux dessins blamant le général Boulanger que Georges Mélies n'aimait pas.
Son imagination créatrice lui permettait de présenter au Théâtre Robert-Houdin de véritables petits spectacles avec décors, costumes et scénario, consacrés à la magie blanche et à l'illusionnisme comme « La Stroubaïka Persane » ou « Le Décapité Récalcitrant ». Déjà, ses programmes portaient l'indication : « Décors, machinerie, scénario et trucs de M. Georges Méliès » qui va se retrouver plus tard dans les catalogues de ses films. C'était surtout Monsieur Legris qui présentait ces tours avec l'aide du servant de scène Marius et du machiniste Eugène. Contrairement à ce qui a été dit bien souvent, Georges Méliès ne paraissait pas lui-même sur la scène du Théâtre Robert-Houdin. Il se contentait d'en être le directeur et le metteur en scène. Il avait fondé, en 1891, l'Académie de Prestidigitation, qui devint en 1904 la Chambre syndicale de la prestidigitation dont il assuma la présidence pendant trente années consécutives.
A cette même époque des "vues animées" commencaient à éclorent dans le monde En 1892, Emile Reynaud (1844-1918) présente ses Pantomimes Animées au Musée Grévin.
En 1894, Edison (1847-1931) présente les premiers films à l'aide de son kinetoscope, mais la vue des films est encore mal aisé.
Le 28 Décembre 1895 Georges Mélies est invité à la représentation du cinematographe Lumière, cré par Louis Lumière (1864-1948). On lui lance que ce qu'il verra le stupéfiera.
A la représentation ont fit exprès de laisser la première image immobile durant plusieurs secondes. Georges Mélies s'exclama que ce qu'il voyait n'était en rien extraordinaire puisqu'il faisait des représentations d'images depuis de nombreuses années.
Mais tout à coup, il voit l'image s'animée et les ouvriers de l'usine Lumière allées vers eux.
Enthousismé par l'invention Georges Mélies tente d'acheté l'invention de Louis
Lumière mais essuie un refut de la part d'Antoine Lumière, le père des frères.
Georges Mélies trés habile de ses mains, décida de cré sa caméra lui-même.
Ainsi le 5 Avril 1896 il commenca à filmer es films ne différant guère du style Lumière.
Son premier film représenter en public est Une Partie de Carte.
Il comprit les effets qu'il pourait tirer de cette caméra en filmant un jour un Boulevard de Paris, la caméra se bloqua et il falut une bonne minute à Georges Mélies pour débloquer sa caméra, durant ce laps de temps les personnes et le Boulevard avait changé et ne souciant pas de ça Georges Mélies continua à filmer, c'est ainsi qu'il troua l'effet d'arrêt de caméra.
Il l'essaya d'abord sur Escamotage d'une Dame chez Robert-Houdin son premier film à truc.
Ainsi il pouvait filmer de petits extraits pour ensuite les représenter dans son théatre. Mais la caméra ne pouvait pas filmer toute l'année, il fallait qu'elle soit à l'abri de la neige, du vent, et Georges Mélies devait pouvoir fournir toute l'année des vues animées.
Il décida donc de cré un atelier de poses, appelé maintenant studio en 1897, il le construisit dans sa villa de Montreuil où il résidait.
Le studio se présentait sous la forme d'une serrevitrée qui laissait passer les rayons du jour ou créait une lumière artificiel au moyen de lampe. Georges Mélies y introduisit une loge et une trape afin de faire apparaître ou disparaitre des personnages.
Depuis L896, il ne cessa de perfectionné son art ou inventant des effets de plus en plus perfectionnés, dont le plus connut : la surimpression, encore utilisé de nos jours consistant à représenter plusieurs fois la même personne ou image dans une partie d'une scène de film, Un Homme de Tête en est un exemple fascinant car, Mélies en 50 secondes arrive à y démultiplier sa tête quatre fois avec une aisance remarquable.
Mélies, toujours à l'affût de nouveautés, s'arrange pour faire mettre des sons dans ses films, comme dans le film Paulus Chantant en 1900, mais il se détournera du son qui était dur à synchroniser avec les images.
Par contre il développa la couleur dans ses films avec des centaines d'ouvrières de Montreuil qui peignait certains films, image par image.
Mélies connait vite la gloire avec des films connut comme "L'Affaire Dreyfus" : actualité reconstituée (tout comme le Couronnement du Roi Edouard" en 1902, ou L'Eruption de la Montagne Pelée la même année.)
Mélies réalise aussi des publicitées humoristique.
C'est en 1902 que Georges Mélies réalise le film qui lui donnera une place sur dans la postérité : Le Voyage dans La Lune, suivi du Voyage A Travers L'Impossible en 1904. Il s'inspire principalement de Jules Verne et Herbert G. Wells.
[voir les Oeuvres ci-bas et l'explication de certaines de ses oeuvres]
En 1908, Georges Mélies est contraint de s'allier au trust Edison et est obligé de faire plus de métrage, il commence à s'essoufler.
Une forte concurence en France (pour Pathé : Ferdinand Zecca, Gaston Velle, Lucien Nonguet, et Louis Feuillade ; pour Gaumont : Alice Guy, Hatot) amoindrisse sa popularité en s'adaptant aux goûts du public : des personnages réapparaissant,des courses poursuites ou des scènes grivoises et comiques. Georges Mélies ne désire pas suivre le "mouvement" et vent de plus en plus difficilement aux forains, qui représentent ses film.
En 1912, Georges Mélies réalise A la Conquête du Pole oeuvre admirable qui mérite une redécouverte du public, en 1913, enfin, Mélies arrête définitivement le cinéma après avoir réalisé plus de 500 oeuvres montrant une grande virtuosité dans tous les art.
Mélies était un bon décorateur, peintre, sculpteur, tecnition, costumier. Il eut même l'idée de devenir poète dans sa jeunesse, Mélies était un homme-orchestre et un véritable magicien.
La guerre de 1914-1918 le ruina mais il transforma alors le second de ses studios de prises de vues de Montreuil-sous-Bois en théâtre. Il en fit théâtre des Variétés-Artistiques qui fonctionna de 1915 à 1923 où se jouait de grandes oeuvres lyriques ou de pièces de théatres.
Mais d'années en années, le public boude ses pièces et Mélies est contraint en 1923 de vendre sa propriété de Montreuil pour aller vivre à Paris, dans un appartement.
Dans un moment de colère il brula même certaines de ses oeuvres ce qui est un grand malheur face à la perte irréparable de ces oeuvres. D'autres oeuvres ont été vendues à travers le monde, et en retrouve chaque années.
Le 10 Décembre 1925, cependant Georges Mélies retrouve goût à la vie en se mariant en seconde noce avec Jehanne D'Alcy(Charlotte Faes, 1865-1956) sa plus grande interprète.
Georges Mélies en maintenant marchand de jouets et de confiseries à la gare Montparnasse.
C'est à la Gare qu'il fut retrouvé par hasard par Léon Druhot, un férut de cinéma en 1928, qui passait. Il entendit quelqu'un qui appelait : « Monsieur Méliès». Il dressa l'oreille et demanda : « Seriez-vous parent avec Georges Méliès qui faisait du cinéma avant-guerre ? » - « Mais c'est moi-même ». Georges Mélies n'était cependant pas totalement oublié dans la corporation cinématographique, puisqu'une lettre datée du 28 juin 1926 lui apprenait qu'il venait d'être nommé par acclamations premier membre d'honneur de la Chambre syndicale de la Cinématographie.
Et en 1929, un gala Melies est réalisé en son honneur salle Pleyel, à Paris, ce sera une sorte de rennaissance de l'esprit Mélies, qui sera acclamé par les spectateurs.
Cependant un drame vient contrarier Georges Mélies : la mort en 1930 de sa fille à Oran, Mélies décide de s'occuper de sa petite fille, Madeleine.
En 1932, la Mutuelle du Cinéma offra à Georges Mélies de vivre au château d'Orly où il avait quelques appartements.
C'est cette même année qu'on voit la dernère fois Mélies devant une caméra, où il invente une publicité pour des cigarettes.
Le 21 Janvier 1938, Georges Mélies meurt d'un cancer à l'hôpital Léopold Bellan, à Paris.
photo : Georges Mélies en 1907